Des Premières Nations du Canada concluent des ententes avec le Fonds

TORONTO, le 16 juillet 2012 – « Cinq Premières Nations ont joint le groupe des collectivités ayant conclu des ententes avec le Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières Nations (le Fonds) », a annoncé John Beaucage, président du conseil d’administration du Fonds. Les cinq Premières Nations qui ont annoncé leur participation sont la Nation des Siksika, en Alberta; la Première Nation de T’it’q’et, en Colombie-Britannique; la bande de Neskonlith, en Colombie-Britannique; la Première Nation de Nipissing, en Ontario; et la réserve indienne non cédée de Wikwemikong, en Ontario. Toutes ont été approuvées pour recevoir une garantie relative aux prêts à l’habitation dans le cadre du programme d’amélioration des termes de crédit.

Les résidents de chacune de ces collectivités profitent maintenant d'une plus grande diversité d'options en matière de logements dans leur collectivité. Ces Premières Nations profiteront du soutien du Fonds pour aider leurs membres à acheter ou à construire des logements sur leurs terres. Leurs membres auront aussi la possibilité de contracter des emprunts pour rénover des logements situés sur les terres collectives. M. Beaucage a souligné que l’énoncé de vision du Fonds, à savoir que chaque famille d’une Première Nation ait la possibilité d’avoir un logement sur sa propre terre, au sein d’une collectivité forte, devient réalité dans tout le pays grâce à l’aide du Fonds.

Le Fonds est une initiative novatrice mise sur pied par le gouvernement du Canada, par l’entremise de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), dans le but d’offrir aux membres des Premières Nations un meilleur accès aux prêts à l’habitation dans les réserves et, le cas échéant, sur des terres visées par un règlement. Ce fonds de 300 millions de dollars existe depuis mai 2008.

« Nous célébrons un grand moment, puisque nous annonçons l’approbation de l’adhésion de cinq autres Premières Nations de différentes régions, qui pourront ainsi participer à notre programme d’amélioration des modalités de crédit. Cela montre que le Fonds demeure utile et illustre sa grande portée aux quatre coins du pays. Les Premières Nations avec lesquelles nous travaillons sont des exemples de réussite du Fonds. Elles continuent de croître et d’évoluer grâce à ces partenariats », a déclaré M. Beaucage.

Ainsi, la Nation des Siksika est la première collectivité albertaine à répondre aux critères d’admissibilité du programme d’amélioration des modalités de crédit offert par le Fonds. « La Nation des Siksika se réjouit d’avoir l’occasion de travailler en partenariat avec le Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières Nations afin d’offrir à ses membres l’occasion d’accéder à la propriété. Je suis convaincu que cette initiative est un pas dans la bonne direction en vue de rattraper le retard dans le domaine du logement sur les terres des Premières Nations, en particulier sur celles de la nôtre », a déclaré le chef Fred Rabbit Carrier, de la Nation des Siksika.

En Colombie-Britannique, où deux autres collectivités de Premières Nations ont signé une entente, les chefs ont souligné cette occasion de faire une différence. « Le Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières Nations offrira à notre collectivité d’autres options pour la construction de maisons, sur le plan financier et sur celui de l’élaboration des politiques, ainsi que les outils nécessaires à la mise en œuvre et au soutien de programmes de logements du marché. Ce programme répond vraiment aux besoins de notre collectivité, et nous sommes heureux d’y adhérer », a affirmé le chef Kevin Whitney de la Première Nation de T’it’q’et.

« Le conseil de la bande de Neskonlith est emballé par ce nouveau programme et a hâte de participer au processus, à l’automne prochain. Non seulement Neskonlith peut envisager la construction de logements pour les membres de la bande, et s’attaquer ainsi au problème du manque de logements, mais elle peut bâtir ses propres maisons écologiques pour ajouter des habitations et développer le potentiel au sein de la bande », a déclaré la chef Judy Wilson, de la bande de Neskonlith.

En Ontario aussi on a vu une participation accrue au Fonds, 30 Premières Nations de cette province ayant à ce jour décidé de faire une demande. « Il s’agit là d’une excellente nouvelle pour les membres de la Première Nation de Nipissing. Les gens demandaient davantage de flexibilité en matière de construction, de rénovation et d’entretien des habitations. Cela offrira aux membres de la bande davantage de possibilités d'accéder à la propriété », a déclaré la chef Marianna Couchie, de la Première Nation de Nipissing. « Wikwemikong est heureuse de travailler avec le Fonds pour offrir davantage d’options en matière d’habitation aux membres de sa collectivité, au fur et à mesure que celle-ci croît et évolue. Nous sommes résolus à appuyer les objectifs de nos citoyens en matière d’habitation et à renforcer notre gouvernement par diverses initiatives de développement du potentiel », a déclaré la chef Bernadine Francis, de la réserve indienne non cédée de Wikwemikong.

En quatre ans, plus de 70 collectivités ont choisi de tirer avantage du Fonds. Plus de 400 millions de dollars en prêts à l’habitation ont été prévus pour financer des projets dans les 31 collectivités approuvées à ce jour dans le cadre du Programme d’amélioration des modalités de crédit du Fonds. Dix-sept autres collectivités bénéficient du programme de développement du potentiel du Fonds, qui les aide à se renforcer et à passer à un système qui soit mieux axé sur le marché.

Pour en savoir davantage, veuillez consulter le site Web du Fonds, au www.fnmhf.ca.

Personnes-ressources pour les médias :

Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières Nations Deborah Taylor
613-740-9931

La Première Nation de Nipissing
Chef Marianna Couchie
705-753-2050

La Nation des Siksika
Wesley Water Chief
403-901-5654

La bande de Neskonlith
Chef Judy Wilson
250-679-3295

La Première Nation de T’it’q’et
Chef Kevin Whitney
250-256-4118

La réserve indienne non cédée de Wikwemikong
Wayne Osawamick
705-859-3122 ext. 227

Documents d’information 

La nation des Siksika

La nation des Siksika, fière tribu membre de la Confédération des Pieds-Noirs, possède la deuxième réserve en importance au Canada, 186 000 acres de terres dans le sud de l’Alberta. La réserve est située à une heure de route à l’est de la ville de Calgary, et à trois kilomètres au sud de la route Transcanadienne (route no 1).

Les Siksika forment un groupe d’environ 7 000 personnes, dont près de la moitié vivent hors de la réserve. La nation ayant augmenté en nombre, de profonds changements sont devenus nécessaires entraînant un recentrage dans les domaines de l’habitation, de l’éducation, de la santé, de l’emploi et de la formation. De lourdes responsabilités s’ensuivent, par exemple en matière de planification et de développement, pour aujourd’hui et pour demain.

Dans son plan de développement économique, la nation des Siksika énonce sa priorité : dynamiser l’économie afin d’assurer l’autonomie financière et d’amener la prospérité. Le plan trace la voie à suivre pour favoriser, faciliter et soutenir un climat d’affaires local en santé. Réalisation majeure, le Siksika Nation Heritage Fund nourrit les espoirs d’une souveraineté financière. Les Siksika possèdent, outre un site exceptionnel, le potentiel et les compétences leur permettant d’accomplir cette destinée pour leurs futurs enfants.

Pour la troisième année consécutive, les dirigeants de la nation des Siksika ont reçu un prix de bonne gouvernance, d’après un sondage réalisé par l’organisme indépendant Frontier Centre for Public Policy.

La Première nation T’it’q’et

Les membres de la Première nation T’it’q’et, auparavant la bande de Lillooet, se considèrent comme le clan P’egp’ig7lha, lequel fait partie de la grande nation St’at’imc. Les sept réserves des T’it’q’et couvrent environ 1 500 hectares dans la ville de Lillooet (Colombie-Britannique) ou aux environs, en bordure du canyon du Fraser, à près de 170 kilomètres au nord-ouest de Kamloops.

Les St’át’imc possèdent les titres, les droits et la propriété de leurs terres et de leurs ressources. Ils se considèrent comme le « Ucwalmicw » (« le Peuple de cette Terre »). Ils forment une nation, non un groupe d’intérêt et, comme il est proclamé dans la Déclaration de la bande Lillooet (10 mai 1911), ils revendiquent la propriété de leurs territoires tribaux et de tout ce qui s’y rattache. Ils ont toujours vécu dans leur contrée, ne l’ayant jamais abandonnée ou laissée à d’autres. La source de ces droits est la loi St’át’imc.

La Première nation T’it’q’et a une population officielle de 406 membres, dont 182 vivaient dans la réserve en avril 2012. Le clan P’egp’ig7lha est traditionnellement composé de 14 familles, toutes représentées au conseil traditionnel de la Première nation, le corps administratif des T’it’q’et.

Le Fonds aidera les T’it’q'et de deux façons, en offrant une garantie de prêt pour favoriser l’accession à la propriété ou financer des travaux de rénovation, et des activités de développement du potentiel, pour renforcer les politiques et former les employés.

La Première nation de Nipissing

En 1850, Shabogesic, chef de Nipissing, et ses lieutenants Penassy et O’jeek, ont signé le Traité Robinson-Huron. Selon ce traité, les terres et les ressources se trouvant au nord du lac Nipissing et de ses grandes artères seraient réservées à l’usage exclusif du peuple de Nipissing.

Les Anishnabek, aujourd’hui établis près du lac Nipissing, descendent des Nipissing, des Ojibway et des Algonquins. Au début du 17e siècle, lors du premier contact avec les Européens, ce peuple se donnait pour nom les Nipissing ou NBisiing, d’après le lac situé au centre du territoire traditionnel au nord de l’Ontario. Les réserves actuelles de la Première nation de Nipissing côtoient les berges du lac Nipissing, et ses territoires traditionnels s’étendent jusqu’au réseau de la rivière des Français et à la baie Georgienne, et au nord jusqu’aux lacs Temagami et Obabika.

Aujourd’hui, la Première nation de Nipissing a mis de côté pour son usage la réserve de Nipissing no 10, d’une superficie de plus de 21 000 hectares, principalement aux abords du lac Nipissing, le long de l’autoroute 17, de Sturgeon Falls à North Bay. Le territoire est situé entre la ville de North Bay à l’est et la municipalité de West Nipissing à l’ouest, et est classé réserve urbaine. En février 2012, la bande comptait 2 389 membres inscrits, dont 918 vivaient dans la réserve.

Le Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières nations est un des outils de gouvernance de la Première nation de Nipissing. Celle-ci gère son territoire et tient ses élections selon des règles qui lui sont propres, et élabore une loi de la constitution et de l’administration financière.

Depuis 1980, la Première nation de Nipissing donne à ses citoyens divers moyens d’accéder à la propriété. Le Fonds servira à faciliter d’autres prêts destinés à financer l’accession à la propriété, des travaux de rénovation, des logements locatifs et des logements pour les personnes âgées.

La bande de Neskonlith

La bande de Neskonlith fait partie des Secwepemc, une nation dont le territoire traditionnel s’étend sur environ 180 000 kilomètres carrés, dans le centre-sud de la Colombie-Britannique. Ce territoire a déjà été occupé par trente-trois bandes, et dix-sept y sont restées. La bande de Neskonlith est établie dans trois réserves autour de la région de Chase, en Colombie-Britannique. Les bureaux principaux de l’administration se trouvent dans la réserve no 2, tout juste au sud de Chase, en bordure de la rivière Thompson et de la route Transcanadienne.

La bande de Neskonlith est membre du conseil tribal des Shuswaps. La population inscrite est de 621 personnes, dont 270 vivent dans les réserves. Le service du logement gère 130 unités et offre des services d’entretien et de voirie aux résidents des réserves nos 1 et 2 et de Switsmalph (réserve no 3) à Salmon Arm.

Selon la chef Judy Wilson, la question du logement des Premières nations au Canada n’avance pas depuis un bon moment. La bande de Neskonlith cherche de nouveaux moyens de s’attaquer au problème et envisage de se servir du Fonds pour faciliter des prêts à l’habitation (accession à la propriété et travaux de rénovation) sur ses terres. La bande se propose également de créer des logements locatifs. Elle aura recours au volet « développement du potentiel » proposé par le Fonds pour offrir aux employés de la formation technique dans plusieurs domaines, dont ceux du logement, des finances et des travaux publics. Le Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières nations servira à l’élaboration de politiques, à la formation et à la gestion, domaines qui forment la base de l’administration des programmes de logement. Le chef et le conseil de la bande de Neskonlith travaillent à cette initiative depuis quelques années déjà, en vue de trouver de nouveaux moyens de remédier à la pénurie de logements.

La réserve indienne non cédée de Wikwemikong

La réserve indienne non cédée de Wikwemikong est l’une des dix plus grandes communautés des Premières nations au Canada. Elle est établie du côté sud de la belle île de Manitoulin, en bordure de la baie Georgienne et du lac Huron. Cette communauté autochtone dynamique possède une riche histoire remontant au milieu du 17e siècle. La réserve est à environ 171 kilomètres de Sudbury. L’accès au village principal de Wikwemikong se fait par une route pavée reliée à l’autoroute 6.

Le Conseil de bande est composé de 12 conseillers et d’un chef élus tous les 2 ans, selon la Loi sur les Indiens. Les membres de la Première nation appartiennent à trois bandes, Wikwemikong, South Bay, et Point Grondine, de trois tribus différentes. Au peuple d’origine, les Odawa, se sont ajouté les Pottawatomi en 1836 et les Ojibway après 1850. Selon les statistiques, la population de Wikwemikong est de 7 278 membres. Environ 3 030 d’entre eux vivent dans la réserve, avec 78 membres d’autres bandes. Les 4 248 autres membres habitent soit dans d’autres réserves, soit hors des réserves. La population est répartie dans la réserve, dans plusieurs villages, ou communautés satellites, y compris Kaboni, Buzwah, South Bay, Rabbit Island, Murray Hill, Cape Smith, et Wikwemikongsing.

Wikwemikong a un important parc de logements, composé de logements locatifs et de logements privés. La Première nation envisage de se servir du Fonds pour offrir un plus grand nombre d’options de logement à ses membres, y compris l’accession à la propriété, la location et les prêts pour travaux de rénovation.