Des Premières nations en Colombie-Britannique adoptent de nouvelles options en matière d’habitation

OTTAWA, le 16 décembre 2010 – Des membres des Premières nations en Colombie-Britannique ont davantage d’options en matière d’habitation grâce à leurs chefs et conseils qui ont choisi de tirer avantage du Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières nations (FLMPN). John Beaucage, président du FLMPN, a annoncé aujourd’hui que les bandes indiennes de Tk’emlups et de Seabird Island ont été approuvées pour recevoir une garantie relative aux prêts à l'habitation dans le cadre du mécanisme d'amélioration des termes de crédit.

« Nous sommes ravis de la participation de ces deux Premières nations de grande renommée, qui ont réalisé des innovations en habitation par le passé. Les administrateurs du FLMPN sont enthousiastes à l’idée de les aider à atteindre leurs futurs buts en matière d’habitation », déclare M. Beaucage.

Les deux Premières nations planifient utiliser le FLMPN pour aider leurs membres à acheter ou construire des maisons sur les terres appartenant à leur communauté. Ils vont également offrir à leurs membres la chance de rénover leurs maisons en leur donnant accès à des prêts à l'habitation dans les réserves.

« L’utilisation du Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières nations est une étape importante pour nos membres. La bande indienne de Tk’emlups est constamment à la recherche de solutions novatrices qui contribuent à l’atteinte de ses objectifs en matière de logement durable pour ses membres, affirme le chef Shane Gottfriedson. Nous croyons fermement qu’il faut tirer avantage des occasions d'investissement qui contribueront à créer des possibilités en matière de logement abordable pour les membres de notre communauté. Notre priorité en tant que bande est d’aider nos gens à devenirs autonomes. »

« La bande de Seabird Island se réjouit à la perspective de mettre à contribution le Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières nations afin d’élargir ses horizons en ce qui concerne le logement. Cet outil était souhaité depuis bien longtemps. Nous apprécions le fait que le FLMPN nous apportera l’expérience propre au programme et qu’il donne la certitude à tous les partenaires qu’ils auront la possibilité d’effectuer toutes les étapes du processus », indique le chef Clem Seymour.

Le FLMPN est une initiative novatrice mise sur pied par le gouvernement du Canada par l’entremise de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) dans le but d’offrir aux membres des Premières nations un meilleur accès aux prêts à l’habitation dans les réserves et, le cas échéant, sur des terres visées par un règlement. Le fonds de 300 millions de dollars existe depuis mai 2008.

Les administrateurs du FLMPN sont heureux de collaborer avec d’autres Premières nations de Terre-Neuve-et-Labrador, de la Nouvelle-Écosse, de la Saskatchewan, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique admissibles à l'amélioration du crédit.

Aujourd’hui, le FLMPN a également annoncé l’admissibilité des Premières nations de Moose Cree et de Serpent River, deux communautés de l’Ontario qui ont aussi choisi de travailler avec le FLMPN.

Pour en savoir davantage, veuillez visiter le site Web du FLMPN au www.fnmhf.ca.

Personnes-ressources pour les médias :

Deborah Taylor
FLMPN
613-740-9931

Kelley O’Grady
Bande indienne de Tk’emlups
250-828-9780

le chef Clem Seymour
Bande indienne de Seabird Island
604-796-2177

 

Document d’information

Bande indienne de Tk’emlups

La bande indienne de Kamloops, aussi dénommée bande indienne de Tk’emlups, est l’une des plus grandes bandes parmi les 17 groupes formés après la dissolution de la Nation Secwepemc (Shuswap) dans les années 1860, époque à laquelle la colonie de la Colombie-Britannique a établi un système de réserves indiennes.

Cette bande fait partie du Conseil Tribal de la Nation Shuswap qui regroupe 10 des 17 administrations de bande de Secwepemc. Elle a maintenant rempli le mandat qui lui avait été confié il y a 40 ans, soit de poursuivre la conduite des affaires au sein même des réserves à l’aide d’entreprises et d’une viabilité financière évoluée. La bande compte actuellement environ 1 100 membres vivant dans la réserve de 33 000 acres, ou à l’extérieur de ses limites. Elle offre des programmes dynamiques promouvant la langue et la culture, et son école Sk'elep axée sur l’excellence est l’une des plus grandes écoles élémentaires des Premières nations de la Colombie-Britannique.

Les entreprises concernées comprennent des exploitations forestières, un ranch, ainsi qu’un parc industriel comptant 350 locataires et un aménagement de prestige, Sun Rivers, destiné à la location foncière. La bande indienne de Tk’emlups est la première administration de bande à exercer le pouvoir de percevoir de l’impôt sur des intérêts non indiens, à établir des partenariats d’affaires à l’extérieur de la réserve et à créer des occasions internes comme sa société de services publics.

La bande est déterminée à offrir des maisons de qualité, sûres et abordables, à ses membres en créant une approche qui lui permet d’être indépendante et autonome et de construire, d’acheter, de louer et de réparer ses maisons selon les besoins et priorités de sa communauté. Grâce au soutien du Fonds pour les logements du marché destinés aux Premières nations, il sera ainsi plus facile pour les membres de la bande d’accéder aux prêts à l’habitation dans les réserves, d’acheter ou de rénover une maison existante ou de construire une maison.

La bande indienne de Tk’emlups a mis en place un processus de progression unique qui démontre la vigueur de la diversification de l'économie. Ce processus a en outre contribué à assurer le bien-être des membres, grâce à la volonté des dirigeants de la bande d’établir des relations et des partenariats.

Bande Indienne de Seabird Island

La Première nation de Seabird Island se trouve dans la région de l’Upper Fraser Valley, à proximité de la ville d’Agassiz, en Colombie-Britannique. Elle doit son nom au bateau à aubes Sea Bird qui s’est échoué sur l’île en juin 1958, dans le fleuve Fraser, à la hauteur d’un village Halq’emeylem situé sur une pointe que l’on appelle traditionnellement Sqewqéyl ou « méandre du fleuve ». En 1958, la nation de Seabird Island a été désignée bande indépendante.

L’Île Seabird est aujourd’hui un noyau de services pour plusieurs communautés autochtones de la région, du fait des compétences administratives qui s’y concentrent et des prestations de qualité qu’elle offre en matière de services et de programmes, notamment en santé, intervention sociale, éducation de la prime enfance, emploi et formation, et incendie et sauvetage.

Connue pour sa bonne gouvernance, la collectivité a été à la une pour un ensemble d’habitation écosensible novateur qui a été réalisé en 2004 en vue d’offrir des logements locatifs abordables et de qualité dans la réserve. Les habitations ont une durée de vie de 100 ans, soit plus de deux fois la durée de la majorité des habitations de la réserve.

La Première nation de Seabird Island a pour raison d’être de favoriser l’instauration d’une communauté qui soit éduquée, unie, autonome, autosuffisante et en bonne santé. Ses décisions sont guidées par son engagement à réaliser « Vision 2020 », un plan stratégique pluriannuel destiné à apporter à tous les membres de la communauté un équilibre physique, émotif, mental, spirituel et culturel.

Les dirigeants de la bande auront recourt au FLMPN pour former le personnel, offrir davantage de logements du marché et d’options d’accession à la propriété aux membres de la collectivité, car ceux-ci disposent de plus en plus de moyens pour construire et acheter des habitations, avec les revenus qu’ils gagnent grâce aux activités de développement économique diversifié de l’Île Seabird.